Agnés Gorissen, "Le doc sur Degrelle dénaturé", RTBF, 5/9/2011.
"Un peu moins belge et un peu plus français ? Logique. Mais deux séquences importantes ont dû être enlevées. Tout ça pour une programmation à 23 h 50…"
Une journaliste de la RTBF fait le point sur le documentaire. Diffusé en Belgique en mars 2009, sous le titre "Léon Degrelle, la Führer de vivre" (de Philippe Dutilleul et Isabelle Christiaens), il va enfin l'être par F3, coproducteur, 2 ans et demi plus tard. Si la RTBF avait préféré faire suivre le doc, réalisé à la façon "Strip tease", sans commentaire, d'un débat, F3 a préféré une autre méthode et a complétement changé le documentaire. La réalisatrice a confirmé que le documentaire avait vu de nombreuses séquences supprimées (et quelques rares autres ajoutées). Au final, 15 minutes de moins, un titre changé pour faire moins pro-Degrelle et moins fun, une horaire totalement scandaleuse (minuit) : "c'est clair que la chaîne n'est pas particulièrement heureuse de devoir passer le doc"...
Parmi les séquences censurée pour se conformer à la volonté de l'occupant :
Citer:
celle où on voit Teodulfo Lagunero, militant communiste et néanmoins ami de Degrelle – France 3 était mal à l'aise avec le côté trouble de Degrelle, fasciste mais ami d'un communiste. Et puis il y a la scène où Degrelle tient des propos antisémites [rigoureusement sic !], disant que Hitler a « tout au plus tué quelques centaines de milliers de Juifs » : pour moi, c'était fondamental, mais il n'y a pas eu moyen de discuter – officiellement, l'antisémitisme est interdit à la télé française (comme chez nous d'ailleurs), mais en réalité, la chaîne avait peur que des gens croient à ces propos.
La documentaliste poursuit sur la scandaleuse manipulation de F3 :
Citer:
C'est pour ça [par peur] qu'ils ont mis si longtemps pour diffuser le documentaire. Ils auraient aimé qu'on ajoute un commentaire pour dire que Degrelle était un méchant, un salaud. Mais ajouter une voix off, ça, c'était niet, ça aurait été un tout autre projet.
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« Le monde est en vérité empli de périls, et il y a en lui maints lieux sombres ;
mais il y en a encore beaucoup de beaux,
et quoique dans tous les pays l'amour se mêle maintenant d'affliction,
il n'en devient peut-être que plus grand. »